Archive for septembre, 2009

Apprenti docteur

samedi, septembre 12th, 2009
 /* Style Definitions */table.MsoNormalTable{mso-style-name: »Tableau Normal »;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-priority:99;mso-style-qformat:yes;mso-style-parent: » »;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:11.0pt;font-family: »Calibri », »sans-serif »;mso-ascii-font-family:Calibri;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;mso-fareast-theme-font:minor-fareast;mso-hansi-font-family:Calibri;mso-hansi-theme-font:minor-latin;mso-bidi-font-family: »Times New Roman »;mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}Je quittais la petite pleine ou nous nous étions écrasés pour entrerdans une forêt épaisse. Zins avait déniché un sentier de gibier. Celui-ci étaitlarge, Quel sorte de gibier pouvait laisser de telles traces ? Je n’yavais pas réfléchi jusque-là mais il devait certainement y avoir des bêtessauvages. Je posais la question à Zins. Il me répondit avec un airconspirateur. « Il y a plus que tu ne puisse imaginer, mais je les faisfuir. » « Comment ? » Tout bêtement en envoyant des ultra sons. cela perturbe les prédateurs.J’envoie aussi certaines odeurs. Cela me fit sourire, j’était rassuré. Carayant vu les espèces domestiquées, je n’osait imaginer la taille et la force deanimaux sauvages. Les contours d’une falaise se voyaient même à travers l’épaisbrouillard. Je repris courage, je n’osais faire de pose car nous étionsexposés. J’atteignis l’entrée du poste de garde, la porte en bois était encoreprésente, mais dans un triste état. Je me frayais un passage à travers lesronces. La porte donnait sur une grande pièce. Il y avait des centaines dedétritus, de pierres et des champignons. Je vis un escalier creusé à même laroche.  Il était comme tout bon escalierde place forte, en colimaçon. Pratique pour stopper les ennemis, moins pourtransporter des blessés sur brancard. Je préférais monter d’un niveau car icion était trop vulnérable. Je pris délicatement Ophelia dans mes bras, etj’entreprit de gravir les escaliers. Il était resté dans un bon état.L’ascension fut difficile, car le second niveau se situait à plus de dixmètres. Zins qui m’avait précédé m’indiqua la pièce centrale. Il ne restait pasgrand chose, à part une table en bois et deux ou trois chaises. Des débrisdivers jonchaient le sol. Une cheminée trônait et dominait fièrement cettesalle qui, malgré son état de délabrement gardait un cachet. Il y avait quatreautres pièces, la cuisine, la salle d’arme, la salle de repos, les toilettes.Dans la salle de repos il ne restait pas grand chose à part des morceaux debois qui avaient servis jadis de lit superposé. J’avais toujours Ophelia dansles bras. Je trouvais enfin un vieux matelas rongé par les mites. Je déposaisla jeune femme qui était emmitouflée dans une couverture. Elle était bouillantede fièvre. Il fallait que je fasse du feu. Sinon les chances pour qu’Opheliasurvivre étaient minces. Je descendis en bas chercher le reste des affaires. Envoyant la porte en bois ouverte, je décidais de la refermer. Je réussis à fairebouger cette masse. La porte grinça et vint se fermer. Je plaçais ensuite unepoutre derrière. cela n’empêcherait pas nos ennemis d’entrer mais cela lesralentirait. Je remontais. Le soleil qui filtrait à travers les meurtrièresd’observation éclairaient la pièce. Ophelia n’avait pas bougé, toujours perduedans son sommeil. Zins, parti observer, revint. Il n’y avait rien à signaler.Cette créature était vraiment curieuse, devais-je me méfier d’elle ?Peut-être, sans doute même, mais il nous aidait cela me suffisait largementcomme preuve de sa bonne fois. Et je ne saurais décrire ce sentiment mais  j’avais confiance en lui. Je touchais lefront d’Ophelia, il était brûlant. Je regardais Zins « Il faut faire dufeu. Sinon elle ne survivra pas. Et il me faudrait de quoi faire desmédicaments avec les plantes locales mais je ne connais pas ce monde. » Lacréature s’en alla dans l’ancienne cuisine et se mit à fouiner. Moi je pris del’eau dans un puits qui se situait également dans la cuisine. Je m’emparais d’unvieux sceau en cuivre que je rinçais avant de remplir. Zins apparut couvert depoussière. Il avait le sourire au lèvres. « Génial, dit-il, je me doutaisbien qu’il en restait ici. » Il tenait deux pierres de couleur« Qu’est ce ? » Osais-je me demander. « J’aurais pu tetraiter d’Inculte, fit-il, mais tu n’es pas de ce monde. Les explicationsseraient trop longues. Regarde et tu comprendras.»  Ayant pris sa forme de singe, il avança versla cheminée et posa les pierres qu’il tenait dessus. Les pierres étaient d’aspectovale, et de couleur rouge brique. Elles étaient de la taille d’un œuf depoule. Il plaça ses mains au-dessus. Il murmura des paroles étranges. Lespierres devinrent rougeoyantes. « Qu‘est ce ? » « Du feusans fumée ni flamme. Ce sont des Pierrites, des pierres volcaniquesmagiquement modifiées. Elles gardent pendant des centaines d’année unepossibilité de chauffer. Bien sûr, elles ne valent pas un bon feu, et ça nesert pas de chauffage car leur rayon d’action est limité pour éviter despertes. Mais tu peux poser ton chaudron d’eau dessus, l’eau va bouillir. »Il allait s’en aller à nouveau mais je lui demandais où il allait, voilà cequ’il répondit. «  Tu dis que si tu connaissais les plantes d’ici tupourrais l’aider. Je te ramène des plantes médicinales de chez nous. » Ils’en alla, me laissant seul. Je fis bouillir de l’eau, puis je mis le tissudedans. Ensuite, je mis des bandelettes froides sur le front bouillantd’Ophelia. Je n’avais rien pour refermer la blessure à sa cuisse. Mais il fallaitque je trouve quelque chose.