Un monde de dangers

"Zins arrête-le ! » Criais-je en me maintenant à labarre. Le navire était penché à quarante-cinq dégrés. Ophelia se tenait à descordes. Zins fila comme l’éclair et avant que notre adversaire n’ait pu faireun seul geste, sa main retomba sur le sol. Elle avait été tranchée net sansbavure.  Il hurla de douleur en se tenantle moignon ensanglanté. Zins revint près de moi. Il n’avait aucune trace desang et il avait repris sa couleur naturelle. Neaesardis regarda son moignonensanglanté. Il sera les dents et poussa quelques jurons. Puis regardant versle bas de l’embarcation, il dit « Vous allez mourir pour cet affront jevous le garantis. » Sans rajouter un mot il sauta dans le vide. « Ilest fou » lançais-je en m’avançant mais il ne l’était pas : uneimmense créature ailée ressemblant à un dinosaure volant venait de le prendreau passage. « on est mal ! » lâcha Zins. J’aurais dû lui couper lespattes. J’allais m’avancer vers la barre lorsque j’entendis une série dedétonations. Je vis Ophelia se précipiter vers moi, je compris en une fractionde seconde et me jetais à terre. Le pont de l’embarcation fut balayé par desexplosions. Je vis Ophélia projetée sur le sol. J’attendis la fin de ladéflagration. Lorsqu’un calme apparent revint je me précipitait vers elle. Sondos avait été touché. Je retirait les éclat de bois qui masquait celui-ci. Et ceque je vis me figea sur place. Sa cape et sa tunique avait été transpercées etdans son dos, replié derrière des lanières de cuir, se trouvait deux magnifiqueailes. Elle avait perdu connaissance, je la secouais pour la réveiller. Elleouvrit les yeux, son regard était froid. « Défais mes lanières dit-elle,ces ailes sont notre seule chance. » Je pris un couteau et coupais le cuirqui englobait les ailes. Il y eu un autre série de tir mais cette fois Opheliadéplia ses ailes qui était de la couleur de sa peau. Je n’avais jamais vuspectacle plus beau. Les ailes devinrent soudainement noires, et nousentourèrent formant un mur protecteur. Les tirs les frappèrent sans le moindrerésultat. Je vis Ophelia serrer des dents. La douleur devait être forte. Je ne savaispas quoi en penser, les questions et leurs réponses viendraient plus tard. Ilfallait fuir. L’embarcation piqua du nez et fila à toute vitesse vers le sol.Les ailes d’Ophelia reprirent leur aspect normal. Elle les déplia de tout leurlong, c’était un spectacle d’une beauté et d’une pureté rare malgré l’instant.Je me retrouvais à nouveau au paradis. Elle s’avança près du bord et me tenditla main : « Vous me faites confiance ? » demanda-t-elle.« Oui » dis-je peu rassuré. Alors collez-vous à moi c’est notre seulechance. Je n’osais pas, mais elle s’approcha de moi et ce sera contre moi. Monêtre entier vibrait, je sentais le vent autour de mes oreilles. Zins fitapparaître des ailes sur son dos et décolla. « Prêt ? »Lança-t-elle. Je ne pu donner ma réponse car elle avait déjà déplié ses ailes.Nous volions, tous les deux nous volions. L’embarcation s’écrasa dans unepetite plaine. « Je ne tiendrais pas longtemps dit Ophelia, j’ai perdutrop de sang, et j’ai aussi perdu l’habitude de voler.  Elle décrivit des cercles pour atterrir endouceur. Soudain, je vis une créature nous foncer dessus. C’était la même quiavait aidé Neaesardis. Je voulus prévenir Ophelia mais il était trop tard. Lacréature frappa la jeune femme dans le dos. Elle tenta de se maintenir maiselle  ne le pouvait pas. J’étais à deuxmètres du sol.  Lâchez- moi dis-je, ellerefusa, j’insistais mais elle était bornée. Le monstre ailé nous attaqua denouveau. Ophelia réussit à l’éviter de justesse mais les griffes entaillèrentsa peau. La jeune femme sera les dent, la douleur semblait atroce. Notreadversaire se retourna et piqua sur Ophelia une nouvelle fois. Cette fois, ellene put l’éviter. Le choc fut violent, Ophelia et moi fûmes projetés sur le soloù nous dévalâmes une pente. Je m’écorchais tout du long et perditpartiellement connaissance.

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