Le sauveur bleu

Ophelia était à genou. Du sang coulait de sa blessure.
« Vous êtes une ordure ! ! ! Grondais-je. »
« Non, c’est vous qui m’avez obligé à tant d’extrémité, on a assez joué.Faites ce que je veux et vite. Sinon je lui tirerais dessus autant de fois quecela sera nécessaire. Je vous laisse deux minutes pour réfléchir. »  Les deux gardes me lâchèrent, mais je nepouvais pas bouger. La situation avait empiré, Ophelia perdait du sang. Elleétait maintenant assise sur le sol. Je croisais son regard, je compris que jene devais pas céder. Mais si je ne le faisais pas elle mourrait. Je balayaisdes yeux l’endroit où nous étions. Je vis la pierre, pourquoi provoquait-elletant de remous ? Soudain, je l’entendis à nouveau. Son chant emplissaitmes oreilles. Là, je compris ce qu’elle essayait de faire. Ce chant n’en étaitpas un, la pierre me parlait. Elle m’envoyait des mots, elle parlait de maîtreet de défense. Elle pouvait m’aider, je le savais. Je ne sais pas pourquoi nicomment mais je lui fit confiance.
« C’est d’accord » dis-je,j’accepte de vous aider.
« Bien, on avance. » Je m’approchais de lapierre sous le regard des gardes. J’entendis la voix d’Ophelia
« Ne faitespas ça ! Il nous tuera de toute manière ! Alors pourquoil’aider ? » 
« Silence ! » Cria le Faerzs. Il allait la frapper mais je leretins.
« Laissez-la où vous pourrez toujours vous faire cuire unœuf. » Il recula l’air furieux, je savais que si je ratais mon coup, onallait mourir dans d’atroces souffrances. La pierre était en face de moi.J’avançais mes deux mains, je ne savais pas pourquoi elle ne parlait qu’à moiet quelle était la raison qui faisait qu’ils pensaient que j’étaisimportant.  Mes deux mains touchèrent lesdeux parties de couleur. Je n’avais plus peur. Il y eu un léger picotementcomme une décharge électrique. Je sentis la présence d’une entité dans monesprit. Je fermais donc les yeux. La pierre me demanda qui j’étais, je lui répondisque j’étais un égaré et je lui donnais mon nom. Elle parcourut ma mémoire je lesentais, la sensation était étrange. Enfin, une image se forma dans ma tête.C’était une forme bleutée.
« Bonjour, dit-elle, nous n’avons pas le tempsde beaucoup parler mais sache que la créature qui constitue cette pierre t’estofferte. »  Il y eu un flash.J’ouvris les yeux et me reculait. J’étais entouré d’une auréole jaunâtre. Lespierres scintillaient, soudain sa surface devint liquide. Elle semblait seretirer, une forme se créa, une créature était en train de se former.
« C’est quoi ce bordel ? » fit Gramoche. Le Faerzs lui ordonnade se taire et s’avança vers la table où la créature était en train de seconstituer. Elle prenait de plus en plus l’aspect d’un singe. Neaesardisapprocha son monstrueux visage de la petite créature. Celle-ci brillait sous lesoleil, elle était d’aspect bleu. Les deux cristaux qui étaient sur le côté dela pierre formaient ses yeux. C’était vraiment une créature étonnante et jen’étais pas au bout de mes surprises.
« Bonjour petite créature. »annonça le Faerzs. Celle-ci le regarda avec attention, ses deux yeux devinrentrouges.
« Tiens-toi près » me dit une voix dans ma tête. La petitecréature sauta soudain et se retrouva sur la tête d’un soldat ennemi qui avaiteut le malheur de se trouver là. Il fut surpris, ce fut sa dernière réaction.La queue du singe en pierre devint solide comme l’acier et lui transperça lecrâne. Puis elle émit un sifflement aigu fort désagréable. Celui-ci désorganisanos ennemis. Ophelia profita de cela.

Leave a Reply