Archive for octobre, 2008

J’y suis allé, j’y ai vu vécu, dormi et mangé. Depuis mon retour, je sais que mon cÅ“ur y est resté.

jeudi, octobre 30th, 2008

 

J’y suis allé, j’yai vu vécu, dormi et mangé. Depuis mon retour, je sais que mon cœur y estresté.

 

Elleana, ce mot sonne étrangement à mes lèvres. Lorsquej’ai découvert ce monde il y a maintenant plus de quarante ans, je n’en croyaispas mes yeux. Je suis né sur terre, avant l’attaque des monstres qui ont plongénotre monde dans le néant pendant des années.  Elleana s’est avérée une terre magnifique quej’ai parcouru de long en large avec celle qui fait encore battre mon cœuraujourd’hui.

Mais je ne suis pas ici devant vous pour vous raconter mavie. Certains doivent d’ailleurs déjà la connaître. Je ne reviendrais pasdessus. C’est le travail que j’ai effectué ces dernières années avec les grandshistoriens de ce monde qui m’amène ici.

Sachez, avant que j’approfondisse,que les connaissances qui sont à Elleana suffiraient à remplir une bibliothèquequi serait aussi vaste que la plus grande ville de notre monde…

Le prestige des Dragons rouges…

dimanche, octobre 26th, 2008
Xerons fit une grimace etfouilla dans sa bourse, le commerçant refusait, il ne voulait rien savoir. Xerons fit la moue et luimontra un insigne brodé sur sa cape, celui-ci représentait un Dragon rougeentourant une épée. J’entendis le commerçant ravaler sa salive. Il s’inclina ets’excusa de son comportement, il ne savait pas qui nous étions. Les dragons rougesétaient l’élite de l’armée de lumière. Ils étaient sous les ordres directs des Ranosisenails, une caste de grandsguerriers dont Arteflor faisait partie (Il était le meilleur d’entre eux). Le commerçant ne voulut plusaccepter l’argent. Il disait qu’on avait trouvé l’objet en forêt et donc qu’ilne serait pas loyal de le vendre. « ça ne serait pas loyal de le prendresans le payer » dit Xerons en lui donnant les pièces tirées de sa  bourse. Le fait que le commerçant l’aittrouvé m’intrigua. Je lui demandais : « Noble marchand, dans quel endroit avez-voustrouvé cet objet ? » Objet qu’Ophelia avait glissé discrètement danssa besace. « Ça n’est pas moi qui l’ait découvert mais un des messaisonniers, il voulait récupérer une part de la vente de l’objet, mais je nesavais pas qu’il était si important. » Le marchand, à la demande d’Ophélia, partit chercher le saisonnier.Durant son absence et profitant du fait qu’il n’y ait pas de monde auxalentours, Ophelia s’approcha de moi et me demanda « Qu’avez-vous ressentit aucontact de cet objet ? J’ai senti une force colossale émaner de vous et jene saurais dire si elle était bonne ou mauvaise. » Je ne savais pas quoirépondre. Toutes ces notions de magie n’étaient inconnues, je n’avais en têteque des images de films connus de mon monde. Mais entre voir et ressentir, il yavait une grande différence. Je sentais le doute en elle, croyait-elle quej’étais une menace ? Me prenait-elle pour un ennemi ? Celaexpliquerait son comportement. J’allais répondre lorsque le marchand revintaccompagné d’un petit homme de forte corpulence. Le nouveau venu semblaitinquiet, quelque chose le tracassait. Avant que je ne puisse prononcer un mot,il poussa Xerons et partit en courant. Réagissant vite, je me mis à lepoursuivre, bientôt mes trois compagnons furent derrière moi et ils medépassèrent sans trop de difficulté. Je ne sentais pas le poids de mes armes,je n’avais jamais pu courir ainsi dans mon monde à cause de ma jambe folle.Celle me faisait boiter et ne me permettait pas de courir vite. Courir comme undératé avait quelque chose de grisant. Mon souffle devint rapide, j’entendaismon sang affluer vers mon cerveau. J’évitais les badauds et les caisses quenotre fuyard jetait sur le sol pour nous arrêter. Nous quittâmes les ruesbondées pour arriver dans des ruelles étroites et dépourvues de monde. Opheliaet Xerons gagnaient du terrain. Nous débouchâmes sur une place, le petit hommesans la moindre hésitation entra dans un bar. 

Un marchand sachant marchander

mercredi, octobre 22nd, 2008

Le midinous mangeâmes dans une petite auberge donnant sur la place du marché. Le repasfut succulent. Il y avait là-bas une espèce de créature à quatre pattes avecdes ailes qui ressemblait à une poule. C’était tout bonnement délicieux,j’imaginais la fortune que se ferrait un tel éleveur dans notre monde auprèsdes familles nombreuses. 

 

Le restede l’après-midi nous avions décidé de flâner parmi les marchands vendeurd’objets d’art et historiques. Hélas le temps qui était si clair se couvrit.Les nuages arrivaient du Nord. Oui, bizarrement à Elleana la traduction despoints cardinaux restait la même. Nous étions sur le chemin du retour. Noustraversions  un immense parc, puis lesétalages de commerçants. J’avais le regard vide, mes yeux balayaient lesétalages avec soupir. Un éclat de soleil m’éblouit. Curieux, je m’approchais del’objet qui avait produit cet éclat. J’avançais près d’un étalage de verrerieet de poterie. Un marchand assez gros parlait avec une jeune femme. Jeregardais l’objet, il ne semblait pas différent des autres. Il n’avait riend’exceptionnel.  Il était de formeovaloïde, deux pierres de couleur étaient fixé à chaque coté. Sur sa surfacedes symboles étaient gravés. Je reconnus l’un deux, il m’était familier, maisje n’arrivais pas à me souvenir où je l’avais vu. Xerons, Ophelia et Elilia quivenaient de se rendre compte de mon absence, vinrent à mon approche. Mon espritétait tourné vers cet objet. Le soleil fut masqué par le marchand qui me dit.« Je vois que Monseigneur a bon goût. » Je lui demandais si jepouvais toucher l’objet. Il n’émit aucune contradiction. Je le prisdélicatement dans mes mains. L’objet était aussi gros qu’un ballon de rugby.Par contre, il faisait son poids, son contact fut étrange et doux. Un fluideenvahit mon corps. Un flash… Je vis une tour se dresser dans l’océan, uneville sortir de la terre. Et une voix parla dans ma tête, une voix douce, maisje n’aurais su dire si elle était masculine ou féminine. Cette voix ne parlaitpas avec des mots mais des images. Elles semblaient douce et ne me voulait pasde mal. « Enfin, dit-elle, tu es enfin ici… » La voix se tue etdisparut. Je revins à la réalité. Je sentais Xerons qui me tenait. J’avaisfaillit tomber. « Bon sang, qu’est-ce qui vous arrive ? » Je meredressais, l’objet en main puis je dit « Vous allez me prendre pour unfou mais cet objet m’a parlé. » Je m’avançais près du marchand et jedemandais : « Combien ? » L’homme secoua la tête et dit« Cet objet n’est pas à vendre, il est magique, je le garde pourmoi. » Je fit la grimace et je dis sachant que je n’avais pas les moyensde payer. « Cet objet peut être d’une importance capitale.. » Je fus coupépar Ophelia qui avait senti que mon intérêt pour cet objet concernait notrediscussion de la veille. « Vous pouvez me le montrer  ? », jelui tendis. Une auréole bleutée suivit d’un léger tourbillon de vent l’entoura.« Cet objet a quelque chose de particulier, mais il ne semble parler qu’àvous. » Elle me le rendit, et dit à Xerons « Donne-lui dix pièces deDardjas (monnaie locale). » Xerons fit une grimace et fouilla dans sabourse, le commerçant refusait, il ne voulait rien savoir.