Archive for juin, 2008

Cheasavara si lointaine….

samedi, juin 28th, 2008
Arteflorleva les yeux vers moi et me fit signe de les rejoindre. J’en fus surpris et jem’exécutais. Il me demanda si j’allais bien et si tout ce passait bien pourmoi. Je lui répondis par l’affirmative. « Si tu as des questions à meposer sur la discussion qui vient d’avoir lieu, tu peux les poser. »annonça-t-il. « Je sais que je ne suis pas de ce monde, dis-jesincèrement, je ne comprends guère beaucoup de choses, ni même rien du tout.Vous êtes tous gentils avec moi. Cela me change de mon monde. J’ai tellement dequestions qui me brûlent les lèvres. Mais je sais que vous avez du travail etde hautes responsabilités. Je n’aurais donc qu’une question : Qu’est ceque la Cheasavara ? » Arteflor sourit et dit « Vous avez poséune question simple mais impliquant beaucoup de choses. La Cheasavara est unelégende, très longue légende qui remonte au tréfonds de notre histoire. Elleest comme toutes les grandes légendes, extrêmement longue. Je ne vous donneraisdonc pas tous les détails. Vous m’excuserez donc si je coupe certains passages,je ne passerais qu’à travers les grandes lignes. Il y a bien longtemps, environsept milles années, vivait une civilisation fleurissante et  étonnement brillante. « Nëasy »était un seul continent, unique continent mais immensément grand et majestueux.Cette civilisation était extrêmement développée sur tous les points :  culturellement , industriellement, etc.. Lapaix régnait depuis des milliers d’années. Les races avaient lié commeaujourd’hui des liens forts. Mais toute cette beauté ne pouvait pas durer, monancêtre Josaës Artegronas était trop bon. D’après les récits que j’ai lu, ilétait un grand Dasretas Elleanas , vous pouvez traduire par « L’empereurdu monde d’Elleana ». Il était le gardien du  Diarathéme sacré, qui était la chose la plus importantede ce monde, il canalisait la magie et la force d’Ellena. Cette pierrecontenait l’essence de la vie de la planète. Elle se situait sur une îlevolante : Flaseras. Bien sûr son règne millénaire était sujette àconvoitises. Son propre frère, aidé du Dieu-traitre Argoron le trahit. Ce futla guerre, les races s’entre-déchirèrent à cause de sombre complot.  Mon Ancêtre, qui n’était pas dupe, compritd’où venait la menace.  Il réussit àfaire revenir les races au calme. Mais la fourberie de son ennemi ne s’arrêtapas là. Grâce au connaissances sur la génétique et sur les espèces, il créaplusieurs races appelées « races maudites » et les fit déferler surle monde. Ce fut une guerre cauchemardesque qui dura deux cents années. Lesarmées de Lumière qui ralliaient ce que le continent comptait d’Elfes, deNains, d’hommes, de Dragons et les autres races majeures gardait la tête haute.Les villes étaient détruites, mais la population résistait. Hélas Argoron n’enavait pas fini avec le peuple d’Elleana. Après une ruse grossière et traître,il attaqua la grande cité de lumière Flaseras. La cité résista durant un moismais finit par tomber.

« Réalités ou irréalités? Dans lequel de ces mondes vis-je? »

dimanche, juin 22nd, 2008
 /* Style Definitions */table.MsoNormalTable{mso-style-name: »Tableau Normal »;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-priority:99;mso-style-qformat:yes;mso-style-parent: » »;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:11.0pt;font-family: »Calibri », »sans-serif »;mso-ascii-font-family:Calibri;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;mso-fareast-theme-font:minor-fareast;mso-hansi-font-family:Calibri;mso-hansi-theme-font:minor-latin;mso-bidi-font-family: »Times New Roman »;mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}La voixd’un autre homme se fit entendre troublant mes pensés. « Ce que veut diremon estimé collègue Seigneur, c’est qu’après des mois de recherche nous n’avonsrien trouvé. Malgré le nombre d’artefacts que nous avons trouvé, malgré lesfouilles et les recherches de nos archéologues… Nous n’avons rien trouvé. Mêmenos amis du monde évolué n’ont rien pu définir, malgré l’aide de leur fameusemachine nommée « ordinateur ». Ces livres et ces cartes datent biende la même époque, nos analyses sont formelles mais rien ne prouve ce que lesdieux avancent. Je pense que la recherche de la Cheasavara n’est qu’une pertede temps. » « Je ne suis pas d’accord avec vous ! » Fit une voixvenant d’un petit homme, il avait un fort accent russe. Je reconnus un desmembres du Falcon. Voyant qu’il avait attiré tous les regards, il reprit aprèsune longue inspiration. « Nous avons découvert des ouvrages anciens. Cesmêmes ouvrages nous ont permis de vous contacter. Il y avait des cartesprécises. Selon une légende, avant la grande apocalypse, les trois continentsétaient liés. Vous admettrez que ces légendes se ressemblent ! Lefait que nous parlions la même langue et tant d’autres choses ont remis encause ce que je croyais jusque-là. Je suis un homme de science pour qui la Foià été remise en cause. Un homme âgé, qui se nommait Christiope,  marmonna puis lança : « Je ne voispas où est le problème. Qu’est ce que cela nous apporterait si l’un ou l’autreavait raison ? De savoir cela ne résoudrait pas nos problèmes immédiatsd’approvisionnement.» Ce fut Arteflor qui prit alors la parole. De sa voix humble, il dit : « La n’est pas ceque tu crois mon ami. Regarde cette carte que nous avons modélisé à l’échelle.Les continents sont très espacés et les orages magnétiques millénaires nousobligent à faire un long détour. Il faut plusieurs semaines pour rejoindre uncontinent, et tu sais que l’armée de ces maudits monstres existe encore. Nousn’affrontons aujourd’hui que des divisions. Nous ne pouvons hélas être partout,vu leur nombre, ils pourraient raser un continent avant que nous puissionsréagir. Si la légende est vraie, et j’espère qu’elle l’est, il y a un moyen delier les continents. De plus, elle parle d’une défense qui ressemble à cellequi jadis nous a sauvé la vie. » Arteflor se tut. Je ne comprenais pasgrand chose à ce qu’ils disaient, mais cela semblait être d’une grandeimportance. La discussion reprit et n’en finissait pas, chacun restait sur cespositions. Enfin Arteflor agacé fit revenir le calme.  « Messieurs ! du calme, nous nesommes pas ici pour nous chamailler mais pour trouver une solution. Je vouspropose donc de réfléchir pendant une Dieptre et nous nous retrouverons. Touss’en allèrent sauf Alissëa, Arteflor et Ophélia.

« Lorsque l’amour s’empare d’une personne celle-ci peut devenir immortelle. »

dimanche, juin 15th, 2008

 

« Lorsque l’amour s’empare d’unepersonne celle-ci peut devenir immortelle. »

 

 ELLEANA, jour dix-neuf. jour à Elleana :38 Auoêrt du second cycle en 17808

 

Cette journée fut la première à bouleverser lapetite routine qui s’était installée. J’étais alors dans la bibliothèque commechaque matin depuis une Dieptre et demi. Je m’étais habitué à cette nouvellevie, passant mon temps à lire les livres. Elle est étrange cette faculté qu’anotre corps et notre esprit à s’habituer à un monde qui presque deux semainesauparavant lui était inconnu. Je constatais que j’apprenais la langue d’Elleanaet que je la comprenais réellement sans le subterfuge que j’avais descellé audépart. C’était passionnant de vivre de telles aventures, de ressentir un telbienfait. Je lisais les anecdotes de la famille royale dont était issuArteflor. Certaines choses étaient effrayantes, comme la perte de sa famille.D’autres, plus jolies comme les bêtises du héros lors de sa jeunesse. Xeronsétait là lui aussi, il s’était forcé à lire, mais je pense que c’était surtoutà cause de la nouvelle bibliothécaire. Une jeune femme très gentille et trèsmignonne. Elilia quand à elle s’occupait en lisant. Elle jetait quelques coupd’œil mauvais à Xerons qui avait plus souvent le nez levé vers labibliothécaire que vers son ouvrage… (Ouvrage qu’il tenait à l’envers.) Jem’étais levé pour aller ranger un livre dans la salle des cartes. Il y avait,comme à l’habitude, beaucoup de monde en ce beau matin.  Je cherchais le rayonnage où j’avais prit lelivre. La salle des cartes était une salle gigantesque et, comme son noml’indique, des tables en bois supportaient des cartes de nombreuses régions dumonde d’Elleana. Au centre sur une table ronde, il y était représenté la carteglobale. Cette mappemonde représentait les trois continents connus d’Elleana.Le plus petit continent était deux fois plus grand que l’Asie et L’EuropeRéunie.  Ceci me semblait étonnant et unmatin, j’en avais parlé à Urlstof. Lui aussi m’avait dit que ça l’intriguait.Selon les calculs fournis par Lyra, Elleana était une planète avec un diamètredeux fois supérieur à la terre. Comment et pourquoi la gravité était légèrementinférieure à mon monde alors que la terre était plus petite ? je ne lesavais. Enfin, le propos n’est pas à cela, j’étais en train de ranger l’ouvragedans son emplacement lorsque j’entendis des éclats de voix. Curieux,j’approchais du balcon donnant trois mètres plus bas sur la partie centrale dela salle des cartes. Je vis Arteflor, toujours avec sa prestance habituelle. Lebras d’Allissëa était posé sur le sien, elle était toujours aussi charmante etbelle. Ils formaient un couple majestueux si ce n’est, osons le dire, royal.Derrière eux, j’aperçut un grand colosse de muscles et de poils. C’était unHarethans, un grand guerrier. C’était lui qui m’avait pris dans ses bras lorsde mon arrivée. Il se nommait Hartchan, je l’avais croisé à de nombreusesreprises lorsque j’étais avec Xerons. Il était toujours d’humeur joyeuse,c’était un guerrier accompli dépassant tout le monde d’au moins trois têtes. Ilressemblait fort aux humains, mais sa musculature était prodigieuse. A soncoté, se trouvait de nombreux hommes que je ne connaissais pas alors. Tousobservèrent et entourèrent la table ronde. Un des hommes en blouse blanches’appuya sur le bord de la table et dit : « Je vous le dis et je vousle répète Seigneur Arteflor, il n’y a aucun lien entre ces éléments !Votre théorie n’a rien pour s’appuyer. » Je sentais dans sa voix del’exaspération. Je m’étais accoudé sur la balustrade comme d’autres personneset je regardais. J’aperçut Ophélia, elle leva les yeux vers moi, croisa monregard puis regarda autre part, semblant indifférente à ma présence. Jeconstatais que son dos devenait de plus en plus étrange. De plus, elle semblaitbeaucoup plus fatiguée qu’à l’habitude. Chaque fois que je la revoyais, jesentais mon cœur battre un peu plus vite. La puissance qui émanait d’ellefaisait vibrer mon âme jusqu’au tréfonds de ma pensée. Aujourd’hui, je sauraisdécrire et comprendre cette sensation, mais je ne connaissais rien à cetteépoque.

Deux mondes différents, mais avec les mêmes problèmes…

dimanche, juin 8th, 2008

Mesrapports avec le trio s’amélioraient comme je l’avais escompté le premier jour.Xerons était devenu un personnage que j’appréciais beaucoup. Il avait certes denombreux défauts et avait tendance à courir les jupons mais c’était un boncompagnon. Avec Elilia, ils se chamaillaient comme frère et sœur. Je trouvaisleur amitié sincère et solide. Elilia devenait plus douce est plus gentille. Onparlait beaucoup entre nous le soir devant des chopes de bière. Elilia avaitperdu sa mère très jeune, et son père était mort l’année passé. Xerons, lui,avait perdu son père, cet homme était un héros d’après lui. Le fait d’avoirperdu des parents proches nous rassemblaient et consolidaient ce que noussentions devenir une amitié forte et durable. Les deux étaient sous la tutelled’Arteflor et de tous ces compagnons, comme une grande famille. Malgré cela, jeme sentais mis à l’écart. Même si ce n’était pas le cas, je me sentais seul. Jen’étais pas de ce monde, je n’étais rien pour ce monde.

J’apprit égalementbeaucoup d’Arteflor et d’Allissëa durant ces six jours. Je n’avais revu Ateflorqu’une seule fois, c’est lui qui m’avait indiqué la bibliothèque, je sentaisavec lui un rapport presque paternel. Il agissait comme cela avec tout lemonde, je pense que c’est pour cette raison qu’il était tant respecté. Les gensétaient admiratifs de l’amour qu’Allissëa et lui se portaient. Ils avaient traverséles flammes de l’enfer pour se retrouver. Leur histoire d’amour étaitirrémédiablement liée à l’histoire d’Elleana. Je ne peux hélas raconter tout ceque je sais aujourd’hui sur leur histoire, mais je sais qu’un livre était encours d’écriture. Ce livre relate l’histoire du Champion d’Elleana, Arteflor.Quand à Ophélia me direz-vous ? Je ne la voyais que le matin dans labibliothèque, mais elle ne venait pas aux entraînements. Arteflor devait luiavoir donné d’autres tâches. Elle devenait froide et distante. Je trouvais quequelque chose changeait en elle. Elle n’ôtait plus sa cape, on avaitl’impression que son dos était voûté, difforme. Elle prenait de la distanceavec nous. Au début, je pensais que cela venait de moi mais je me trompais.Xerons m’avait affirmé le contraire. Le second jour suivant la visite, il mel’avait annoncé devant une chope de bière (Chope qu’il m’avait apporté le soirà mon appartement et qui provenait des cuisines). On parlait de tout et derien, des femmes évidemment… Je ne sais comment on aborda le sujet mais onparla d’Ophélia et du fait qu’elle soit distante. Xerons m’avait dit de ne pasm’en inquiéter, qu’elle se conduisait avec tout le monde ainsi et que cela nevenait pas de moi. C’était son caractère. Elle aimait être seule et distante.Sous le coup de la confidence,  Xerons medit qu’elle avait sans doute peur de perdre un être dont elle pouvait tomberamoureuse.

 

combatre ou bien fuir ? Dans les deux cas le resultat est souvent le même: La mort

lundi, juin 2nd, 2008

Je portais desvêtements offerts par Arteflor. Ils avaient été faits sur mesure pour moi.J’étais vêtu d’un pantalon en toile et d’une chemise blanche très confortables.Comme tout ce qui se trouvait à Elleana, ces vêtements avaient été réalisés avecgrand soin. La tenue de combat était un pantalon conçu pour ne pas freiner lesmouvements et un tee-shirt léger.  Jem’avançais sur l’espace en bois légèrement surélevé par rapport au sol. Monadversaire me donna une épée en bois, il en prit également une. L’épéed’entraînement était très lourde. C’est ainsi que je compensais l’entraînement.Sachant que je n’avais jamais pratiqué l’art du combat, je dû commencer par lesbases. Je ne progressais pas vite. Xerons et Elilia étaient des professeursbons et compréhensifs. Ils étaient aussi d’une extrême patience devant mesmaigres progrès. Deux jours s’écoulèrent durant lesquels j’appris l’art ducombat. Je savais qu’il fallait des mois avant de devenir un combattantpotable. Il fallait des années d’expérience pour devenir un grand soldat.Pourquoi s’échiner à pratiquer l’art du sabre et de L’épée dans un monde oùl’on connaissait la poudre à canon et où l’on avait des armesperformantes ? C’était la question que j’avais posé à Xerons avant de meretrouver sur le sol. Il m’avait traité d’imbécile et m’avait expliquer que laplupart des Eadkrouils étaient très difficiles à tuer. Ils pouvaient survivresans cerveau et sans cœur durant plusieurs jours. Xerons, qui en réalité étaitle plus jeune maître d’arme, avait comprit que mon caractère trop doux mebloquait pour le combat. Quel ironie ! c’était ma gentillesse quim’empêchait de frapper sur les autres. Les autres se raillaient de moi chaquefois que je m’affalais. Pourtant, je me donnais du mal pour progresser. Durantla dieptre et demi suivante, ce fut le cas. Mes journées s’écoulaient vite,trop vite à mon goût. Le matin je travaillais à la bibliothèque et l’après-midije m’entraînais. Le soir, épuisé par l’entraînement et les parties de cartesqui n’en finissaient pas, je me couchais. Il m’arrivait de rester quelquesminutes le nez au plafond à faire le tri des événements de la journée…