Archive for mai, 2008

ENTRAINEMENT

dimanche, mai 25th, 2008

Jem’étirais, le dos et les yeux, fatigués par ma lecture intensive. J’y étais depuisdes heures, mais c’était si passionnant. Je me levais pour détendre mes jambes,j’étais dans la grande salle de la bibliothèque. De larges vitres donnaient surla ville intérieure et sur ces plantes si belle. J’étais perdu dans mes penséeslorsque je sentis une main sur mon épaule. Surpris, je sursautais, le rire deXerons me fit sourire. Il me salua d’une large et forte poignée de main. Ilétait venu me voir parce qu’il s’inquiétait du fait que je passais beaucoup detemps à la bibliothèque. Je ne pouvais plus prétexter ma blessure au bras carelle venait de cicatriser. Je ressentais encore un peu de douleur mais j’étaisfasciné par la vitesse de guérison. Xerons m’incita donc à le suivre dans lasalle d’entraînement. Il voulait que j’apprenne le combat « au cas où tutomberais sur ces maudits pouilleux »disait-il. Elilia nous rejoignit à lasortie de la bibliothèque, elle était ravie de me voir sortir de mes livres. Jeles suivis dans les larges couloirs de la cité. J’avais compris qu’ilsm’appréciaient plus que ce que je croyais. A vrai dire, ils étaient devenus detrès bons amis.

Lasalle d’arme était resplendissante, il émanait d’elle une puissance que je nesaurais décrire. Au centre, je voyais des jeunes hommes s’entraîner àl’escrime, au combat à main nue. Je me sentais mal à l’aise dans cette salle.Je savais que je ne faisais pas le poids. Je n’avais aucune confiance en moi etj’étais terrifié avant chaque combat. Xerons et Elilia me dirent d’aller mechanger et de revêtir une tenue d’entraînement.

L’art du travail bien fait

lundi, mai 19th, 2008
Toutétait fait ici avec soin, tous avait l’art du travail bien fait. L’argentn’avait pas d’importance par rapport à un objet. Chaque table, chaque chaiseque je voyais était réalisée avec le plus grand soin. Peu importait le tempsnécessaire pour la fabrication. La beauté et la solidité de l’objet primait surla quantité. Comment pouvais-je leur expliquer notre société deconsommation ? Comment pouvais-je leur dire que dans mon monde l’argentprimait par dessus tout, qu’il faisait le pouvoir des hommes. Vous ne pouvezpas imaginer à quel point ce monde est troublant. Certains pourraient dire quece monde évoluera vers un marché de consommation comme le nôtre. Je ne le pensepas. Ce monde n’est pas comme le nôtre. Pour vous situer, le monde d’Elleana entermes d’évolution des connaissances correspondrait à la seconde révolutionindustrielle de notre monde. Mais sur certains points, ce monde est largementsupérieur au nôtre. Ici, il n’y a plus de mendiants, l’entraide est vitale pourles gens. J’ai vu, quelques jours après mon arrivée, l’immense hôpital de bord.Hôpital qui ferait jalouser nos propres hôpitaux, même les plus modernes. Lapropreté est de vigueur. Malgré le fait qu’ils soient « inférieurs »à nous en terme de technologie, les maladies sont mieux vaincues, et l’on estsoigné que l’on soit pauvre ou riche avec le même service. Les quatre  médecins du Falcon m’ont affirmé avoirdétecté toutes les maladies que l’on aurait trouvées dans notre monde à cetteépoque. Mais il y avait déjà un remède pour pratiquement  toutes. Ils ont même découvert des cancersdont le corps des Elleanais se débarrassait seuls. Dans notre monde, les genssont en admiration devant des stars de la télévision ou du show-business. Ici,on admire les héros, les gens simples qui sauvent même une seule vie. Lesmédecins sont respectés… L’ordre règne. Bien sûr la corruption existe, le maln’est pas exempt des sociétés. Mais il est combattu avec force. J’aimaisElleana pour cela, pour sa simplicité et sa beauté. Même si je n’avais pasencore vu l’extérieur, je savais grâce aux livres et ce que j’avais ouïedire : pour moi ce monde était le plus proche de ce que les gensappelaient « L’éden ». J’avais donc passé les trois premiers jours àla bibliothèque, le quatrième jour Xerons me fit une proposition étonnante.

ELLEANA, jours six à dix huit, jour à Elleana : 19-37 Auoêrt du second cycle en 17808

jeudi, mai 8th, 2008

ELLEANA,jours six à dix huit, jour à Elleana : 19-37 Auoêrt du second cycle en17808  

 

    Les trois premiers jours (une demi-Dieptre correspondantà une demi-semaine à Elleana) se succédèrent à une vitesse ahurissante. Jedécouvris l’histoire d’Elleana (enfin… les grandes lignes). Le troisième jourde ma rencontre avec Arteflor je fus autorisé à aller dans la bibliothèque.Elle était gigantesque. Les rayonnages s’étendaient à perte de vue. Depuis, jepassais mon temps à lire. Je ne sais comment mais je compris leur écriture,comment cela pouvait être possible ? Comprendre une langue écrite complexedu jour au lendemain ? Je ne savais pas et je ne le sais toujours pas.Plus j’apprenais sur ce monde, plus je voulais rester. Je regardais lesnombreuses photographies en noir et blanc qui montraient les villes, leshabitants d’Elleana.  Ce monde étaitimmense, il faudrait plusieurs vies pour le visiter. Les cités dépassaientcelles que l’on voit dans les films fantastiques, les navires volaient. Onpouvait croiser des Elfes dans les rues, parlé à des dragons, côtoyer desdieux. Chaque vie, du simple paysan au plus grand héros était contée dans deslivres fantastiques. Une race ancienne nommée les « Garhistores »était les gardiens de la mémoire d’Elleana. On les appelait aussi« Serhfera ». Ils notaient chaque détail de l’histoire pour lesgénérations futures. Bien sûr, un Paysan n’avait parfois que quelques pagesévoquant leur vie mais cela était déjà pas mal. Les plus grands héros, eux,avaient des rayonnages entiers qui leur étaient dédiés. Il fallait beaucoup deplace pour stocker des tonnes de livres. Ces livres étaient édités en troisexemplaire, un que les Garhistores gardait dans les profondeurs de la terre, unautre offert au peuple et un autre qui était envoyé Dieu sait où par des portesmagiques dont seul ces êtres avaient la connaissance. La bibliothèque où je metrouvais possédait quelques exemplaires concernant la magie et l’architecture.Le reste était plus conventionnel. Des ouvrages en papier, mais d’une finesseimpressionnante.