Archive for décembre, 2007

Deux anges? avec des armes ?

lundi, décembre 31st, 2007
L’une d’elle était vêtue d’une robe bleue richement décorée.  Malgré sa taille fine, elle portait une ceinture qui supportait un lourd sabre et un pistolet maintenu dans son étui noir. Ces longs cheveux brins détachés retombaient dans son dos. La seconde femme m’apparut  encore plus belle, elle était vêtue d’un pantalon en cuir qui épousait parfaitement ses formes voluptueuses, et de magnifiques bottes décorées avec soin. Une tunique en cuir mettait sa poitrine en valeur. Je ne pus apercevoir son visage, ces cheveux roux attachés en une longue natte filaient dans son dos. Elle portait deux sabres jumeaux dans son dos et deux revolvers de chaque coté de ses hanches. Une réflexion stupide me vint à ce moment précis : « Ils ont des armes les anges ? » Je commençais à percevoir le fait que je n’étais sans doute pas au paradis. Je repris à nouveau mon observation, les deux femmes se trouvaient maintenant à quelques mètres de moi. Je pouvais les voir sans qu’elles puissent m’apercevoir. Une drôle d’odeur envahit mes narines, une odeur de pourriture et de viande avariée. Les jeunes femmes le remarquèrent aussi, la grande vêtue de cuir stoppa. Ses yeux balayèrent les alentours. Les deux montures devenaient de plus en  plus nerveuses. La femme vêtue d’une robe porta sa fine main à son sabre. La rousse, elle, sortit de son étui un pistolet à barillet. ses yeux avaient stoppés sur ma direction, je croisais alors son regard, bien que ce fut furtif, cela me stupéfia. Elle pointa sa main ganté vers moi, et doigt tendu elle dit « Qui que vous soyez, montrez-vous, ou il vous en cuira ! » Croyant qu’elle s’adressait à moi, tremblant, je commençais à me relever mais soudain j’entendis un rire gras et cruel. Tout autour des deux femmes, les feuillages se mirent à bouger. Et de là, émergèrent des créatures hideuses munies d’armes incongrues. Mon sang se glaça dans mes veines, mes yeux s’étaient écarquillés devant ces créatures. Finalement, je n’étais peut-être pas au paradis. Comment vous les décrire? Elles étaient l’union de toutes les créatures que je croyais n’exister que dans les  films d’épouvante. Mais elles étaient tout à fait réelles, là, devant mes yeux.

deux anges

vendredi, décembre 14th, 2007
Après quelques heures de marche désespérée, je m’assois sur un rocher. Les nerfs à vif, je sentis des larmes couler le long de mes joues. C’est à ce moment-là qu’elle entra dans ma vie… Ce furent des éclats de voix qui me tirèrent de mes songes. Poussé par la curiosité de mettre un visage sur ces deux voix féminine extrêmement douces et cristallines, j’escaladais un léger massif rocheux pour avoir plus de hauteur et ainsi être moins facilement découvert, je fis les derniers pas en rampant. Enfin, émergent des fourrés, je les vis en contrebas. J’étais assez loin d’elles, pourtant je voyais parfaitement, et je me rendis alors compte que je n’avais plus mes lunettes. Pourtant, j’étais aussi aveugle qu’une taupe sans elles. Mais ce n’était pas la seule chose qui avait disparue : j’avais réussi à parcourir plusieurs kilomètres sans me plaindre alors que j’avais une jambe folle. Mes allergies semblaient également s’être volatilisées. Tous cela renforçait mon idée sur la réalité de ma mort. Mais je ne me préoccupais guère de ces questions, je repris rapidement mon observation. Les deux femmes serpentaient sur une petite route, elles avaient deux montures qui les suivaient. Les deux jeunes femmes étaient emportées dans une longue discussion. J’étais sidéré par leur beauté, leur prestance.

Le paradis?

dimanche, décembre 9th, 2007

Je sentais un vent frais me caresser le visage, les odeurs de délicieuses plantes sauvages, le bruissement des feuilles. Je ne sais combien de temps je restais là, mais cela me fit du bien. Alors que le soleil déclinait peu à peu, je sentis la faim me tenailler. Je me relevais avec un peu de difficulté, mes vêtements étaient secs. Mes muscles me tiraient. je m’avançais vers la forêt avec une légère crainte, comme si je pressentais une menace contre moi et ma propre vie. Je déambulais dans un étroit sentier, me remémorant ce que me disait mon grand-père adoptif lorsque nous partions observer les animaux. Il m’avait appris à suivre les pistes des animaux, à reconnaître leur passage. Il utilisait son savoir de la chasse pour exercer un métier mieux payé : la photographie animalière. Je ne savais pas exactement où j’allais. J’avais gardé à l’esprit tout ce qui venait de m’arriver et j’avais de plus en plus la désagréable sensation d’être dans un coin du paradis. Mais où était Saint-Pierre ? Où s’étaient cachés les Anges avec leurs ailes blanches ? Bien que j’aie eu du mal à y croire durant ma vie et même à cet instant,  je pensais cependant être bel et bien mort.

ELLEANA, jour 1.

jeudi, décembre 6th, 2007

ELLEANA, jour 1. Jour correspondant, à Elleana : 13 Auoêrt du second cycle en 17808.

  

Un incroyable mal de crâne me faisait souffrir,  pire que celui de ma première cuite. Je sentis petit à petit mon corps reprendre vie. Je ne me souviens plus quelles étaient exactement mes pensées alors. Après quelques instants, j’ouvris les yeux. J’étais dans de l’eau… non, j’étais entouré d’eau. je me noyais ! La panique m’envahit. Mais je cherchai à reprendre mon calme. Je battis des bras et des jambes et je me dirigeais vers le soleil. Lorsque mon visage perça la surface de l’eau, je repris une grande bouffée d’air. Je regardais alors autour de moi.

Pas loin, se trouvait une berge. Je la rejoignis péniblement. L’eau était chaude, ce contact me procurait un bien-être que je ne saurais expliquer. La panique avait disparu, j’atteignis enfin une petite plage de sable fin, trempé jusqu’aux os. Je me laissais glisser sur le dos, sentant l’agréable contact du sable chaud. Mes yeux étaient éblouis par un soleil éclatant. J’entendais le bruit de l’eau non loin de moi. A ce moment-là plusieurs questions me taraudaient : « Où étais-je? » …Au paradis, cela en avait bien la couleur et le bruit.

Un expèrience mystique

mardi, décembre 4th, 2007

Lorsque je rouvrais les yeux, je me retrouvais dans un long couloir noir, au bout duquel je distinguais une intense lumière aveuglante… Je tentais de m’en approcher mais j’entendis une voix grave et forte, qui venait de nulle part (ou plutôt de tous côtés) me dire : «Pas encore. Ton heure n’est pas venue. Ceci n’est pas ta voie ». Alors il y eu un grand flash, j’eus l’impression de  traverser les étoiles avec une vitesse folle. Bizarrement, ma triste vie défila devant mes yeux. Je vis ensuite des portes s’ouvrir devant moi. Des formes tentaient de me parler mais je ne comprenais pas ce qu’elles me disaient. Enfin, ce fut une douleur incommensurable et immédiate qui s’empara de moi. Mais rapidement elle se calma et la quiétude m’envahit.

l’appel des profondeurs..

dimanche, décembre 2nd, 2007

Tous se regardaient, ils avaient des visages graves. Derrière, l’incendie gagnait en intensité. Pour finir la journée, nous allions finir par un grand feu d’artifice. Je tentais d’essuyer mon visage lorsqu’on se rendit compte qu’une des filles de ma classe avait disparu. Nous regardions paniqués où elle pouvait bien être. Une de ses amies très innocemment annonça qu’elle était retournée chercher son téléphone portable au car. Nous nous étions tous regardés l’air incongru, ne comprenant pas. Poussé par une folie, je me précipitais vers le bus, les autres me hurlaient de rester là où j’étais. Je la vis qui revenait en marchant, le portable collé à l’oreille. Elle semblait parler à quelqu’un. Je me précipitais vers elle. Au moment où je l’atteignais, je compris que tout allait exploser. Poussé par un instinct de survie sans doute, je la plaquais sur le sol et je la protégeais de mon corps. L’explosion fut assourdissante. je sentis la chaleur me dévorer la chair du dos. La fille horrifiée se releva indemne et se mit à courir. Moi, blessé et très sonné, je me relevais avec peine. Je ne pouvais plus courir. Je tentais d’avancer en regardant mes camarades qui étaient à 50 mètres de là. Soudain, je sentis une seconde explosion plus violente, plus brutale… colossale. Des centaines d’éclats furent projetés dans les airs. Je sentis brusquement une douleur me pulvériser la poitrine. Mes yeux s’abaissèrent et regardèrent avec hébétude cet éclat de métal recouvert de mon sang. Je sentais mes muscles perdre leur force, mon cœur s’était tu. Je me sentais tomber sur le dos, un immense froid m’envahit alors. Seuls mes yeux paraissaient encore fonctionner. J’aperçût les nuages au dessus de moi, la pluie incessante qui s’abattait sur nous. Les autres tentaient de m’aider, de me réanimer… mais rien n’y faisait. Leurs voix s’éloignaient, le bruit des ambulances qui arrivaient, elles aussi s’effaçaient. Les ténèbres m’entourèrent, je crus que ce fut la fin mais je me trompais encore.