Archive for novembre, 2007

Un hèros qui sommeil…

jeudi, novembre 29th, 2007
 
Malgré le K.0. , malgré la fumé et la panique, le silence se fit. Tous me regardèrent oubliant qui j’étais par rapport à eux, ils n’avaient qu’une envie : sortir et s’enfuir. Sans hésitation je pris un marteau accroché à coté d’une des parois du bus. Avec toute la force qu’il me restait, je donnais de violents coups à la vitre qui vola en éclat. Je me souviens encore des éclats qui me retombaient dessus, de ma main qui s’écorchait. Rapidement je dégageais une sortie. Je disais à tous, « Sortez et courrez aussi loin que vous pourrez parce que quand ça va péter, il vaut mieux ne pas être encore présent ». Je crois que ce fut la première fois qu’ils firent ce que je dis. Tous oublièrent leurs préjugés et s’entraidèrent.  Je les aidais à sortir un à un, je ne sais où ni comment j’avais trouvé cette force mais elle était là avec moi. Lorsque tous mes camarades blessés ou non furent sortit, il ne me restait plus qu’à aider le chauffeur. Je ne pouvais plus rien faire pour l’homme en cagoule qui était déjà mort. Je réussi à ramener le chauffeur vers mon groupe qui s’était réfugié à plusieurs mètres de la station. 

Un coup d’éclat..

mardi, novembre 27th, 2007
Je sentis le bus s’immobiliser, et j’entendis mes camarades crier. Ma tête me faisait très mal, je me relevais avec difficultés. Je cherchais à prendre rapidement conscience de la situation. Le bus était couché sur le flanc, de la fumé envahissait l’espace où nous étions et tout le monde autour de moi était paniqué. J’aperçus par le pare brise avant une chose qui me tétanisa : le bus avait fini sa course dans une station service à flanc de falaise. Je pensais alors que bientôt il ferait très chaud. Je ne sais quel instinct s’empara de moi à ce moment-là, mais je pense que lorsque de telles choses arrivent, le corps développe une force incommensurable. Je finis par hurler si fort que je m’en étonne encore aujourd’hui.

un stupide accident…

lundi, novembre 26th, 2007

La balle siffla près du chauffeur qui, sous l’effet de surprise, donna un violent coup de volant. Les roues du bus lancé en pleine vitesse se bloquèrent et le bus glissa sur les gravillons de la route tout juste refaite. Ils finit par quitter la route et se renversa. Le choc fut effroyable, le bus fit plusieurs tonneaux.  Comme tout le monde dans le bus, je fus secoué dans tous les sens. J’étais projeté comme un fétu de paille, je tentais de me raccrocher à quelque chose mais je n’y arrivais pas. Je finis ma course dans le plafond et je perdis partiellement connaissance… 

L’oeuvre d’un fou…

samedi, novembre 24th, 2007
Que nous voulait cet homme ? Personne n’osait lui résister, tous les yeux étaient fixés sur son revolver qui nous laissait plonger dans un profond silence. Il ordonna au chauffeur, un homme bourru, de repartir. Celui-ci s’exécuta sans la moindre protestation. Le bus s’ébranla et reprit sa route. Autour de nous, aucune voiture ne pouvait repérer notre manège. Il se mit à pleuvoir, une pluie fine mais désagréable. Le silence était assourdissant. Soudain, mon camarade nous fit remarquer que nous longions les Gorges du diable. L’atmosphère était tendues, certaines filles de la classe craquaient et se mirent à pleurer. Malheureusement pour nous, un crétin de notre classe, un « branleur » qui se croyait tout permis décida de jouer les héros. Alors que nous atteignons une descente dangereuse qui longeait un immense gouffre, cet imbécile sauta sur l’homme. Celui-ci surpris, bascula en arrière et un coup partit.

Un récit qui débute..

vendredi, novembre 23rd, 2007

Et, évidemment, le lycée entier l’avait su et tous en profitaient pour me montrer du doigt, hilares. Cette fille que je croyais si belle et si intelligente n’était rien à coté de toi… J’étais si triste que j’insultais ce monde qui ne m’avait jamais rien apporté. J’étais vraiment au plus mal, des idées sombres me traversaient l’esprit. J’étais dans le noir. Mais un événement allait me faire découvrir la lumière.           

J’étais en train de décoller les boulettes de papier que mes camarades m’avaient si gentiment envoyé et alors qu’un de mes camarades se retourna pour m’envoyer une nouvelle boulette, je sentis un choc et je failli percuter le siège qui se trouvait devant moi. Le car venait de stopper brusquement. Je regardais autour de moi les champs à perte de vue, nous étions sur une petite départementale loin de la ville, autant dire au milieu de nulle part. Nous ne comprenions pas ce qui se passait, mais j’avais un mauvais pressentiment. Soudain nous entendîmes une détonation, la porte du bus finit par s’ouvrir et laissa apparaître un homme dont le visage était masqué par une cagoule. La prof voulut réagir mais l’homme la foudroya du regard. De sa voix grave il dit : « – Que tout le monde se tienne tranquille si vous ne voulez pas un bain de sang. » Personne n’osa réagir ni bouger. Tous se taisaient terrifiés.

La Terre, Octobre 2003.

jeudi, novembre 22nd, 2007

             Il y a seulement cinq mois que cela a commencé, il n’y a que 150 jours qui se sont écoulés depuis mon accident. Comment le temps peut-il paraître aussi long alors qu’il ne s’est écoulé que quelques mois. J’avais un mal de vivre, aucun espoir de voir ma condition s’améliorer. Je me laissais envahir par ce monde que je n’aimais pas. Si rien ne s’était passé, je pense que je serais devenu un homme avec un boulot sans avancement, des crédits à n’en plus finir et j’aurais fini ma vie seul. Pourtant un événement dramatique allait se produire, un événement qui allait à jamais changer ma vision de la vie.

Tout avait commencé un jeudi. Oui c’était cela, le temps était magnifique mais le froid se faisait sentir. Je portais un vieux jeans – que je possédais depuis des années- un pull-over noir et des baskets blanches. Nous partions pour une banale excursion de sciences, nous devions aller voir des roches, faire des études topographiques. Bref, une journée bien ennuyeuse… J’étais au fond du bus à coté d’un élève avec qui je m’entendais un peu. Je tentais de m’occuper l’esprit… Le bus partit le matin et nous rejoignîmes rapidement la petite départementale.  La route mal entretenue provoquait des secousses dans le bus, et les deux heures restantes de trajet n’augurait rien de bon. Ce fut rapidement l’anarchie : la prof de bio, une petite femme agressive, avait du mal à faire revenir le calme. Je tentais de me concentrer sur mes devoirs de math et de géographie qui auraient lieu le lendemain. Mais hélas, le bruit alentour m’empêchait de le faire. J’étais à ce moment-là au plus mal, j’avais tenter quelques jours auparavant de draguer une fille, mais elle s’était bien moquée de moi.

toujours le même…

mardi, novembre 20th, 2007

Cela fait à peine deux mois que je me suis éveillé, et pourtant, loin de toi cela me semble être une éternité. Les docteurs n’arrivent toujours pas à expliquer mon réveil, ils parlent de « miracle ». Ils ne savent pas comment j’ai pu survivre avec cet éclat de métal qui à transpercé mon cœur, et n’arrivent pas non plus à comprendre mon réveil de ce long coma de 90 jours. Cet éclat qui se situe près de mon cœur peut me tuer lors d’un choc violent mais pourtant je le bénis car il m’a permis de te rencontrer. C’est pour ne pas t’oublier que j’écris ces mots, car malgré ce rêve qui s’estompe, tu vivras tant que je penserai à toi. J’écris ces mot pour que tu ne disparaisses pas.Par où devrais-je commencer ? Par le début sans doute… Oui, cela me parait être une bonne idée. Mais par quoi commencer ? Si, je sais. Je vais débuter ce récit par les actions qui m’ont conduit à Elleana… alors bienvenue dans ce monde nommé « Elleana ». 

un rêve…

dimanche, novembre 18th, 2007

 "Image

 Image venant d'Elleana

Ai-je rêvé? Est-ce un tourment de mon esprit? Ou alors est-ce ce que certains appellent « une expérience mystique » ? Je ne sais pas et je ne saurais probablement jamais. Depuis mon réveil tout me parait flou, lointain, voire même incertain. Depuis que j’ai rouvert les yeux, je me sens plus seul que jamais, ce monde dans lequel je vis me fait fuir, me terrifie. Seul l’argent semble dominer ce monde, seul la réussite de soi compte.  Je croyais que c’était ainsi, que c’était une chose naturelle, mais je me trompais. Ici, la magie n’existe pas ou a cessé d’exister. Ici, le prestige de l’argent fait le pouvoir des hommes. Ici, je me sens seul.  

Le début d’un long rêve

samedi, novembre 17th, 2007

Ce recueil résume en quelques mots, lignes, pages, tout ce que j’ai pu voir dans ce monde si étrange, si différent de tout ce que l’on peut penser mais qui s’est rapproché pour moi de ce que l’on peut appeller le paradis. C’est en remerciement à ce monde qui m’a tant apporté que j’écris ces lignes… Bien que mes souvenirs s’estompent un peu, j’espère pouvoir vous donner une image de ce qu’a été pour moi cet incroyable voyage. Bienvenue dans ce monde, bienvenue à « Elleana ».